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Friday, 20 February 2015 00:00

Relatos Salvajes - nominated for an Oscar, Le Figaro: "Cannes hurle de rire avec Les nouveaux sauvages"
 
CRITIQUE - Présenté en compétition officielle, la comédie noire à sketches de l'Argentin Damian Szifron, produite par Pedro Almodovar, a ravi les spectateurs, déclenchant rires et applaudissements lors de sa projection. Une belle unanimité qui rappelle l'accueil de La part des anges signé Ken Loach en 2013.
 

 

Réalisateur argentin né en 1975, Damian Szifron doit connaître la phrase: «L'homme est un loup pour l'homme». Le générique de son film, des gros plans sur des fauves imposants donne le ton de Relatos Salvajes (Les nouveaux sauvajes). Celui auquel on doit Tiempo de valientes (2005) entre d'emblée dans le vif du sujet avec une première histoire sur les six qu'il raconte, originale et mordante. On n'en dévoilera pas le sujet pour garder l'effet de surprise, mais disons qu'aucune ne laisse le public indifférent.

 

Le cinéaste place des individus dans des situations qui le transforment à tel point qu'ils oublient qu'ils sont des êtres civilisés: un père de famille dont la voiture est emmenée par la fourrière se rebelle contre l'autorité, une jeune femme qui apprend le jour même de son mariage que son époux l'a trompée avec l'une des invitée cherche à se venger, deux automobilistes s'entretuent parce que l'un des deux a injurié l'autre, … Il suffit d'une goutte d'eau qui fait déborder le vase, d'un incident inhabituel et, comme piqué par un moustique africain, l'homme laisse libre cours à ses instincts les plus vils. A avoir honte de faire partie de l'espèce humaine.

 

Horriblement drôle

Produit par Pedro Almodovar, le film est plein de violence, d'outrances, de folie dévastatrice. Ce qui pourrait déranger certains, mais déclenche la plupart du temps des rires explosifs. On se dit: il ne va pas aller jusque là. Si, et même plus encore. Sans souci du quand pensera-t-on, sans interdits. L'hémoglobine coule à flots, diverses armes, dont des extincteurs (!), sont utilisées pour assommer et assassiner à qui mieux mieux, mais ce déferlement de gestes brutaux est horriblement drôle. Que l'homme a du génie pour faire du mal à ses congénères. Damian Szifron, connu notamment pour des séries télé en Argentine l'a bien compris.